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L’élevage de Barbe Noir se met en place à la fin de l’année 2022. Il se compose à ce jour de deux juments, un étalon et un poulain.
La spécificité de cet élevage emmené par La Zeste est qu’il est composé de chevaux de races différentes pour obtenir des chevaux atypiques tant au niveau de la morphologie que de la couleur de robe.
Les chevaux de notre élevage, évoluent sur 50 hectares (pas de boxes) et les saillies se font en monte naturelle et en liberté.

Nous avons trois races pures :

  • L’étalon, cheval barbe originaire d’Afrique du Nord (noir homozygote)
  • Une jument comtoise de Franche-Comté (alezan crin lavé avec le gène noir)
  • Une jument PRE, pure race espagnole (noir homozygote)

Ces trois races de couleur, nous permettrons d’obtenir plusieurs styles de chevaux originaux intéressants pour être utilisés en spectacle équestre par exemple ou tout simplement faire de bons chevaux de loisir. Kabyle, l’étalon noir avec Attika, la jument comtoise donnerons des chevaux demi-lourd de couleur chocolat (très rare). Kabyle avec Peregrina, la jument PRE noire donneront de très bons chevaux noirs de selle (dressage ou randonnée).

Au-delà de la gestion des pâtures, des clôtures, de l’alimentation, de la prophylaxie, etc., lancer un élevage de chevaux aujourd’hui soulève, de fait, plusieurs questions.

La première question qu’il faut se poser est donc la question de l’éthique.
Le cheval a bien sûr une place à part au côté des humains. Bien que domestiqué depuis des millénaires, il garde tout de même sa place en tant qu’animal sauvage. En effet, quelques exemples de troupeaux sauvages existent encore de nos jours. Certains même ont été domestiqués et sont redevenus sauvages en quelques dizaines d’années. Le cheval nous a aidé.e.s dans nos quêtes de territoires et bien évidemment dans nos conquêtes. Il nous a permis.e.s, comme chacun sait, de développer notre agriculture. Mais aujourd’hui quelle est sa place ? Quelle est la place qu’on lui donne, qu’on veut bien lui laisser ? On mange sa viande, on l’utilise pour nos loisirs, comme faire valoir dans les cirques, pour montrer à quel point l’homme, encore une fois est supérieur à l’animal. Parfois, on dit qu’on l’aime.

La question, finalement, ne serait-elle pas : « Que puis-je faire, moi, en tant qu’humain pour les animaux ? », »Qu’est-ce que je peux leur apporter ? », « Que lui donner en échange de la joie immense qu’il me procure quand je le voie évoluer dans une montagne, quand je monte sur son dos et que je sens sa chaleur m’irradier, quand j’ai l’impression qu’il me dit : « Allé viens mon pote, on va se balader ! » ? »

Se pose, enfin, la question environnementale.
Peu d’études ont été faites à long terme sur l’impact du pâturage équin sur la diversité floristique et faunistique des milieux. A priori, l’ouverture du milieu par le pâturage et le piétinement des chevaux favoriserait, en effet, le remplacement d’espèces compétitives pour la lumière par des espèces de petite taille et/ou compétitives vis-à-vis des nutriments du sol, ce qui permettrait la coexistence d’un plus grand nombre d’espèces.

Article par Shantih Breikers, éleveur équin de la Zeste

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